Un jour quelqu’un…

Un jour quelqu’un m’a dit : « Mais, ta fille tu l’aimes ? ».

Je n’ai pas voulu y voir le côté cynique de sa question et je lui ai demandé si elle avait des enfants. Elle m’a répondu : « deux, mais je ne leur parle plus ».  J’imagine que ces deux êtres avaient pourtant jadis fait sa fierté. J’ai réalisé que cette question était celle qu’elle se réservait chaque jour.

Un jour quelqu’un m’a dit « le handicap, ça me fait fuir ».

J’ai cherché à savoir si sa nièce lui faisait ce même effet et il a acquiescé. J’imagine pourtant qu’il garde en mémoire sa jolie frimousse de bébé, sa vulnérabilité et sa lenteur qui rend toute fuite inutile. J’ai compris que sa vie durant il avait couru sans prendre le temps.

Un jour quelqu’un m’a dit qu’il valait mieux abandonner cet enfant différent, que c’était peut-être  à cause de ce que j’avais mangé, une probable consanguinité de l’endroit où je suis née, un choc que j’avais dû occulter…

Je m’interroge encore et toujours sur l’attitude à adopter face à de telles remarques… le juste réajustement. Il faut en effet être en mesure d’entendre ces peurs et de contrebalancer avec l’amour intrinsèque, celui qu’on porte à soi, à l’enfant, à autrui, mais aussi l’amour qu’on porte à ses choix d’existence. Seul l’Amour, qui donne sans raison et admire sans prouesse est capable de combattre son pire ennemi la peur.

Un jour je me suis dit…

Un jour je me suis dit que c’était les rayons de cet hôpital où j’avais travaillé, ce thym que j’ai continué de boire après Tchernobyl, une malédiction divine ou ancestrale…

Et pendant que je m’interrogeais, je perdais… Mon autre fille qui remplissait autant mon cœur mais accaparait moins mon esprit, ma vie sentimentale, ma joie de vivre, mon temps…

Et j’ai continué à perdre. Argent, bijoux, travail, amis, invitations, famille, jusqu’à la santé.

Car la vie nous exhorte par tout moyen à retrouver notre chemin, cette quête qui amène la paix de l’âme et de nos trois cerveaux.

Un jour, quelqu’un qui n’est ange que pour moi, a défriché ce sentier. Je me suis rebellée, je rêvais d’une route balisée. Il a a provoqué le réveil de cet enfant intérieur aventurier, curieux, idéaliste, humaniste. J’ai ranimé le bambin facétieux, généreux, avide d’amour et de joie.

Effrayé par ce tourbillon non maîtrisé, il s’est mis en sommeil. Gagné par un idéal qui jaillissait, j’ai exploré. Et dans cet apprentissage, j’ai compris que je n’avais pas perdu mais appris.

Hormis la peine de découvrir de nouvelles contrées sans celui-là même qui a clairsemé les abords…

Lorsque le ciel frappe aussi durement, on pense équilibrer par un régime plus en douceur sur Terre. Or, les tourments n’épargnent pas davantage les « cabossés » de la vie. Les coups et les souffrances sont non-discriminants. Enfin un domaine où ça marche !

Aussi difficile que cela puisse paraître il faut apprendre à s’en réjouir.

La résilience ne s’accommode d’une quelconque espérance de mansuétude… Exceptée celle qu’on se destine…



Vous appréciez cette page faites le savoir !
Facebookgoogle_plusmail

Recent Posts
Contactez-nous !

N'hésitez pas à nous contacter! Nous nous ferons un réel plaisir de répondre à vos questions et besoins dans les plus brefs délais.

Bannière annonce marche de noel de Happy Hand